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Interview : Phil Vickery COUPE DU MONDE 2007 — Une interview du capitaine de la victorieuse équipe d'Angleterre a été réalisée par Pierrick Taisne pour le compte du site rugby (www.lesiterugby.com). En voici la retranscription.
Phil Vickery, quel est votre premier sentiment après votre victoire contre la France ?
C’est un très beau jour. Parfois, dans le sport, la logique n’est pas toujours respectée. Les prédictions ne se réalisent pas toujours. Ce fut un match superbe entre deux équipes déterminées, nous avons eu la chance de bien rester groupés et de nous imposer.
«Le pays peut être fier de nous.»
Comment ce groupe a-t-il rebondi après sa défaite contre l’Afrique du Sud (36-0) ?
La pilule a été amère pour les joueurs, l’encadrement et les supporters. Mais nous avons commencé à retrouver notre jeu contre le Tonga. C’était presque une finale de Coupe du monde pour nous et nous gagnons, nous nous accrochons et aujourd’hui on s’en sort encore. On a beaucoup travaillé pour en arriver là. Contre la France, ce n’était peut-être pas un superbe match de rugby mais on a fait assez pour s’imposer. C’est un peu les montagnes russes et maintenant, tout le monde attend le prochain match.
«Le rugby est un effort collectif avec quinze joueurs qui vont dans le même sens.»
Quelle différence y a-t-il dans manière d’aborder le match contre l’Argentine our l’Afrique du Sud ?
Pour nous ça ne change pas grand-chose. Qui aurait pu dire que l’Angleterre serait en finale ? C’est un match spécial : une finale de Coupe du monde. J’espère que notre performance va inspirer les deux équipes. Les Sud-Africains savent que tout peut arriver, quant aux Argentins, ils ont déjà prouvé qu’ils étaient prêts.
Jonny Wilkinson vous a une nouvelle fois retiré une belle épine du pied contre les Bleus ?
Que dire ? Tout a été écrit sur lui. C’est un très bon joueur de rugby. Tout le monde parle de son jeu au pied, mais il apporte beaucoup de choses à l’équipe. Il manque peut-être deux ou trois coups de pied, mais ils ne sont pas faciles. Il ne peut pas tout réussir. Mais c’est le travail de toute l’équipe qu’il faut féliciter, car ce sont les autres qui le mettent dans une bonne situation. C’est difficile de sortir un joueur aujourd’hui. Simon Shaw, Marc Regan, tous les joueurs se sont appliqués. Si on fait une erreur, deux ou trois joueurs sont là pour rattraper les fautes. Tout le monde a colmaté. C’est comme une grande famille. On joue les uns pour les autres. Le rugby est un effort collectif avec quinze joueurs qui vont dans le même sens.
«Les remplaçants ne sont pas là pour regarder le match.»
Que pensez-vous de l’apport de votre banc ?
La semaine dernière, notre banc a eu un gros impact sur la rencontre. Les joueurs ne sont pas là pour s’asseoir et regarder le match, mais pour faire la différence. Worsley a, par exemple, prouvé qu’il était un joueur de classe mondiale, même si certains ont dit de lui qu’il n’avait pas le même impact qu’en club. Le pays peut être fier de nous.
Quel a été l’apport de Brian Ashton dans la construction de ce groupe ?
J’ai déjà bossé avec lui et il a toujours eu une bonne relation par rapport aux avants et plus spécifiquement aux cinq de devant. Il ne fait pas des entraînements trop longs. Brian a déjà été entraîneur. Il a beaucoup de qualités et de nombreux entraîneurs de qualité autour de lui. Il comprend bien le jeu. (Malicieux) Peut-être pas tout car on peut toujours lui en apprendre un peu.
Qu’est ce qui change avec lui ?
Avec lui, c’est aux joueurs de prendre les décisions sur le terrain. C’est bien que l’entraîneur laisse la confiance aux joueurs. On a là la possibilité de s’exprimer et d’un autre côté, on a les consignes.
source : lesiterugby, le 14 octobre 2007 par Pierrick TAISNE [Printable format]
mk — 14th October 2007, 13:15:48 The database is empty. |